mercredi, mars 30, 2011

Poème, "Tu dis qu'évidemment"

Tu dis qu’évidemment il pleut quand tu veux sortir,

Et que la nuit tombe, aussi. Il est temps de t’avertir

Que tu ne possèdes pas tant d’influence.

Tu crois que les éléments ont formé une alliance

Pour t’empêcher de vivre dans trop de confort.

L’électronique s’acharne jusqu’au dernier transistor ;

L’avion va décoller, tu ne trouves plus ton passeport ;

Plus tu t’ennuies, plus les journées sont longues ;

Ton voisin de plage, à la recherche de ses tongs,

Soulève sa serviette et découvre un trésor.

Bien entendu, arrivée avant lui tu avais hésité

Entre sa place et la tienne. Tu lui souris de complicité

L’esprit plein d’images sordides.

Tu analyses la situation et tout devient limpide :

Tu ne peux pas lutter contre ton mauvais fluide,

Le sort te harcèle quoi que tu décides.

Il ne t’arrive que l’inverse de tes désirs,

Va contre tes envies et tu pourras choisir.

Tu marches vers la vague ; qui t’attrape et te secoue.

Évidemment, ça ne marche pas à tous les coups.




Michael Castellanet