Poème, "Le manque"
Ce rire nerveux qui te coûte
Quand tu recherches une tribu,
Ton amour de l’inconnu et du doute,
Tes grands yeux qui s’embuent,
Ces conversations que tu démarres,
Cette envie d’aller quelque part,
Juste pour le mouvement,
Sans savoir où ni comment,
Tout cela nous éloigne.
Mais je suis là, à ta portée.
Alors tu veux, d’une solide poigne,
Ressusciter notre dialogue avorté.
Je me ferai petit, le temps que tu passes à autre chose,
De peur d’être annihilé dans cette étrange osmose.
Tu n’es pas si insignifiant, tu es dangereux,
Un pion qui trépigne sur l’échiquier poussiéreux.
Michael Castellanet


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